Réception pour le corps diplomatique

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Rideau Hall, le jeudi 7 octobre 2010

 

Bienvenue à Rideau Hall!

Pour être très honnête, je trouve un peu étrange de vous accueillir ici! Après tout, je suis encore un peu perdu dans les dédales de cette magnifique résidence, alors que plusieurs d’entre vous y êtes souvent venus en tant que  visiteurs! Cela dit, Sharon et moi avons maintenant le privilège de considérer ce lieu comme notre foyer, et nous tenons à ce que vous sachiez que vous y êtes toujours les bienvenus.

Comme vous le savez, chaque hiver, une patinoire est aménagée dans un petit coin du domaine, ce qui ravit au plus haut point l’ancien joueur de hockey que je suis. C’est au gouverneur général Dufferin que nous devons ce merveilleux ajout, pour le plus grand bonheur des jeunes et des moins jeunes durant les mois d’hiver. On me dit que bon nombre d’entre vous avez participé à nos activités hivernales, alors j’espère que vous vous sentirez chez vous à Rideau Hall, lieu de dialogue et de nouvelles rencontres. Nous sommes honorés de vous recevoir ici aujourd’hui!

En tant que gouverneur général, je sais que j’ai beaucoup à apprendre de vous tous. Chacun de vous est un observateur averti de la scène canadienne. Chacun de vous apporte un point de vue unique, une façon nouvelle de voir ce pays qu’est le Canada, ce à quoi j’accorde une grande importance. Comme le disait le poète écossais Robbie Burns, “O would some Power the gift to give us To see ourselves as others see us!” (« Puissions-nous avoir le don de nous voir nous-mêmes comme les autres nous voient! »)

Je suis donc impatient de savoir comment « les autres nous voient » et d’appuyer les initiatives qui permettront de mieux faire comprendre le Canada à travers le monde.

Évidemment, j’ai la chance, en tant que gouverneur général, de miser sur de solides fondements. Mes prédécesseurs ont noué d’excellentes relations avec le corps diplomatique.

Je compte plus particulièrement accorder une grande place au dialogue avec les chefs de mission et les hauts-commissaires, non seulement au moment de la présentation de vos lettres de créances et de commission, mais tout au long de votre affectation au Canada. J’espère que ce dialogue sera ouvert, honnête et continu. Ne limitons pas nos interactions au seul cadre officiel.

L’Association diplomatique d’Ottawa est une organisation qui accomplit un excellent travail non seulement en établissant des relations entre ses membres, mais en aidant les diplomates et leurs familles à s’intégrer dans la communauté.

Depuis sa restructuration en 1998, l’Association est devenue un vigoureux porte-parole en faveur de la compréhension mutuelle et ce, en développant des amitiés, en établissant des liens avec tous les niveaux du gouvernement canadien et en encourageant l’échange d’information et d’idées.

Il y a quelques jours, j’ai parlé, dans mon discours d’installation, de ma vision du Canada — un Canada intelligent et bienveillant, édifié sur trois piliers : le soutien aux familles et aux enfants; l’accroissement de l’apprentissage et de l’innovation; et l’incitation à la philanthropie et au bénévolat.

J’ai l’impression que plusieurs de ces questions animent également le discours public dans vos pays. Nous chérissons tous nos enfants. Nous comprenons tous l’importance de l’innovation et de la créativité dans une économie du savoir. Et nous sommes tous conscients de l’importance de faire sa part, d’aider autrui, de laisser en héritage un monde meilleur.

Je sais pertinemment que ces priorités ne sont ni nouvelles ni inédites. Je crois cependant que dans le monde interconnecté d’aujourd’hui, ces priorités sont plus importantes que jamais. Après tout, nous vivons dans un monde où les gens, les idées et les ressources se déplacent autour du globe à une vitesse effrénée; dans un monde où une catastrophe naturelle, une crise économique ou une nouvelle maladie affecte rapidement non seulement le pays où elle sévit, mais la planète tout entière.

La technologie a permis de relier tous les continents, mais un défi de taille se présente maintenant à nous — relier les cultures. Trouver des façons de vivre côte à côte, d’un bout à l’autre du globe. Développer un esprit communautaire dans un monde sans frontières.

C’est pourquoi nous avons, plus que jamais, besoin d’aller les uns vers les autres. D’écouter les autres. D’apprendre les uns des autres. Et d’apprécier tout ce qui nous unit. Comme la famille, par exemple. Les idées. Et la communauté.

Cela, chacun de vous le comprend instinctivement. Vos fonctions vous permettent de voyager à travers le monde. D’apprendre de nouvelles langues. De vous familiariser avec différentes cultures. Et de comprendre cette humanité commune qui nous lie les uns aux autres.

Cette perspective unique est vitale dans le monde d’aujourd’hui. Elle nous encourage en effet à ériger des ponts plutôt que des barrières, à prôner la compréhension plutôt que l’intolérance et à chercher à se rapprocher des autres plutôt qu’à les confronter.

C’est une noble tâche. Je suis donc impatient de me joindre à vous tous pour développer la compréhension mutuelle et le respect dans un monde qui en a désespérément besoin.

Je vous remercie encore pour le travail que vous accomplissez et pour vous être joints à nous aujourd’hui, à Rideau Hall.