Prix d’histoire du gouverneur général

Le 27 janvier 2026

Sous réserve de modifications

C’est un plaisir de vous accueillir à Rideau Hall. Nous sommes réunis sur le territoire traditionnel non cédé de la Nation algonquine anishinaabeg, dont la riche histoire nous accompagne.

Nous vous remercions aujourd’hui de nous aider à mieux comprendre la véritable histoire de notre pays.

C’est la quatrième fois que j’ai le privilège de remettre ces prix en tant que gouverneure générale.

Au cours de mon mandat, j’ai participé à plusieurs discussions sur l’histoire des Autochtones et les séquelles laissées par le régime des pensionnats. J’ai aussi organisé le Symposium d’histoire de la gouverneure générale, qui s’est tenu à Winnipeg en 2024.

Je tiens à saluer les progrès considérables que nous avons accomplis afin d’adopter une approche plus inclusive de notre histoire. Ces progrès ont été rendus possibles grâce à des professionnels novateurs comme vous.

Par votre travail, vous avez mis en valeur des perspectives trop souvent absentes des récits enseignés à la plupart des Canadiens.

Les perspectives de bâtisseurs communautaires moins connus. Les penseurs non conventionnels. Les populations autochtones. Les communautés 2ELGBTQI+, les communautés noires et bien d’autres encore.

L’histoire inclusive a un pouvoir immense.

Elle renforce l’empathie et la bienveillance de la jeunesse canadienne.

Elle favorise la compréhension culturelle, l’établissement de liens et un sentiment d’appartenance chez les adultes.

Et elle apporte aux communautés marginalisées un profond sentiment d’autonomisation.

J’en ai moi-même été témoin il y a quelques semaines.

En décembre, j’étais au Musée canadien de l’histoire pour assister à la restitution, par le Vatican, d’objets culturels appartenant aux communautés autochtones.

Cette restitution leur permet de préserver et de raconter elles-mêmes leurs récits, plutôt que de les voir interprétés d’un point de vue colonial.

C’est un bel exemple de pratique historienne inclusive.

Votre travail, en tant qu’historiens, conservateurs de musée, éducateurs, écrivains et journalistes, s’inscrit dans cette même dynamique.

Et je tiens à vous en remercier.

Je tiens également à souligner la valeur du travail collaboratif entre Autochtones et non-Autochtones, enseignants, historiens et partenaires issus de différents domaines.

Beaucoup d’entre vous, en particulier les enseignants que nous honorons aujourd’hui, ont mis en place des réseaux de collaboration innovants.

Vous avez collaboré avec des membres de la communauté, des professionnels des musées, des experts en technologie et des artistes pour transformer vos découvertes historiques en projets vivants.

Vous avez dépassé le cadre des livres d’histoire pour baser votre travail sur des artéfacts, des objets et des vêtements d’époque, des documents originaux et des traditions orales.

La créativité de vos projets est remarquable, et leur impact dépasse largement les limites de la salle de classe : des œuvres artistiques aux jardins patrimoniaux, en passant par les visites autoguidées et les expériences qui rapprochent les gens.

Vous avez rendu l’histoire non seulement inclusive, mais vivante.

Je vous encourage à poursuivre cet important travail encore longtemps.

Félicitations!