130e anniversaire de la Société royale du Canada

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Ottawa, le vendredi 16 novembre 2012

 

Je suis ravi de féliciter la Société royale du Canada à l'occasion de cet important anniversaire.

C’est l’un de mes prédécesseurs, lord Lorne, qui a proposé la création de cette société, qu’il appelait affectueusement l’un de ses enfants canadiens. Pour lord Lorne, la Société royale s’inscrivait dans la renaissance des arts et des sciences au Canada dans les années 1880. Je crois que la situation est semblable encore aujourd’hui.

Comme vous le savez, nous vivons à une époque passionnante et stimulante, tant pour le Canada que pour le reste du monde. Comme l’a récemment dit l’ancien greffier du Conseil privé, Kevin Lynch, vous savez que les temps changent lorsqu’on trouve le plus haut édifice du monde à Dubaï, le plus grand centre commercial à Beijing et la plus importante industrie cinématographique à Bollywood, que la plus large société cotée en bourse est chinoise et que l’homme le plus riche du monde est mexicain.

Nous avons atteint un moment décisif de notre histoire. Malgré la mondialisation, il ne faut pas perdre de vue l’importance de forger des communautés d’apprentissage diversifiées et novatrices.

Ce qui me ramène à la Société royale du Canada, qui elle aussi connaît une période de réinvention et de renouvellement. D'ailleurs, je vous félicite pour les nombreuses initiatives inspirantes que vous avez implantées, y compris votre nouveau programme de mentorat destiné aux jeunes des Premières Nations et votre projet de collège pour les nouveaux universitaires, artistes et scientifiques.

Il est important de mettre l’accent, comme vous le faites, sur le développement des jeunes talents et des talents émergents. Je crois que lord Lorne aurait été d’accord avec moi, lui qui a été, à 33 ans, le plus jeune gouverneur général du Canada!  

Le renouvellement de la Société royale du Canada est une source de réjouissance, puisque les avantages de la collaboration entre les dirigeants canadiens du domaine des arts ainsi que des sciences humaines, naturelles et sociales n’ont fait que croître avec le temps.

Il est essentiel de travailler ensemble et de se familiariser avec le langage des autres disciplines, et ce, pour deux raisons.

D’abord, il sera impossible de surmonter les défis interconnectés du 21e siècle en isolation, puisque la collaboration est la clé de la découverte. La plupart des problèmes complexes nécessitent une telle approche. La cartographie du génome humain, par exemple, résulte d’une interaction dynamique de la médecine et de l’informatique — l’une des nombreuses nouvelles disciplines hybrides de notre époque.

Ensuite, il faut toujours garder à l’esprit que chaque avancée sur le plan de l’apprentissage a un effet d’entraînement sur notre culture et notre société. L’explosion actuelle du savoir doit s’accompagner d’une amélioration de notre capacité, en tant que citoyens, à réfléchir de manière critique et imaginative. De plus, nous devons communiquer l’importance de nos découvertes à l’échelle planétaire.

En offrant une tribune où les grands esprits se rencontrent, la Société royale du Canada joue un rôle inestimable dans l’édification d’une nation plus avertie et bienveillante. Elle fonctionne un peu comme le théodolite réitérateur de l’arpenteur, qui permet de trianguler les distances en mesurant les angles horizontaux et verticaux; bref, de voir tous les aspects d’une même chose.

Permettez-moi de proposer une autre métaphore, à savoir celle d’une bibliothèque qui réunit des livres sur tous les sujets, sous un même toit.

Avec cette image à l’esprit, je suis fier d’annoncer officiellement la création d’une nouvelle bibliothèque au siège social de la Société, ici, à Ottawa. Je suis également ravi d’annoncer que ce nouvel espace de lecture sera nommé en l’honneur de Ron Macdonald, avec le soutien et les encouragements de ses amis, ses collègues et ses proches.

Comme le montrent les plans, la salle de lecture Macdonald sera un ajout merveilleux à la Maison Walter. En tant qu’ami de longue date et ancien collègue de Rod à la Faculté de droit de McGill, je ne pourrais imaginer une meilleure façon de rendre hommage à un homme qui a tant fait pour l’apprentissage, le droit et le renouvellement de la Société royale du Canada.

Je peux déjà imaginer Rod assis dans la salle de lecture Macdonald, le nez plongé dans un livre. Il me tarde de pouvoir aussi y venir!

Une fois de plus, en ma qualité de président d’honneur de la Société royale du Canada, je vous remercie pour votre dévouement envers l’excellence et je vous félicite d’avoir franchi un jalon si important.

Je propose un toast à votre succès continu. À la Société royale du Canada!

Merci.