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Rencontre avec les gens d’affaires du Canada et de la
Norvège sur les solutions du milieu des affaires aux
changements climatiques
Oslo (Norvège), le mercredi 29 avril 2009
Bien avant que les scientifiques ne sonnent l’alarme, nos aînés des peuples sámi et inuit avaient remarqué les changements qui s’étaient opérés dans l’Arctique, que l’on nomme à juste titre le « Toit du monde ».
La neige qui fond plus vite, la glace qui se retire, les animaux qui dévient de leur parcours migratoire; ils ont été les premiers à lire tous ces signes annonciateurs des bouleversements du climat.
Ces signes ont de quoi inquiéter non seulement les populations du Nord, mais la planète entière.
Car sans toit, cette maison qu’est la Terre est soumise à toutes les intempéries.
La menace que représente le réchauffement climatique sur les systèmes septentrionaux est certes inquiétante, mais elle offre à l’humanité l’occasion de faire les choses autrement.
D’une manière qui respecte l’intégrité écologique des lieux où sont puisées les ressources.
D’une manière responsable, en tenant compte des populations qui y vivent, donc du développement humain, et des richesses dont elles sont les dépositaires.
D’une manière qui va au-delà des intérêts respectifs pour embrasser ceux du plus grand nombre.
Et d’une manière concertée, qui fait appel à tous les acteurs, des scientifiques aux dirigeants, en passant par les entreprises et les citoyens.
D’où ma joie de voir aujourd’hui réunis des gens d’affaires norvégiens engagés, qui cherchent à trouver un juste équilibre entre développement et environnement et qui misent sur des technologies novatrices pour y arriver.
On retrouve au Canada et en Norvège quelques-unes des rares régions du monde où la nature a préservé sa splendeur et ses droits. C’est un patrimoine naturel d’une beauté et d’une richesse inestimables.
Or, avec ce patrimoine vient une responsabilité : celle de l’exploiter sans l’épuiser. Celle aussi de le préserver au bénéfice des générations à venir. C’est une responsabilité partagée, qui nécessite une vigilance de tous les instants.
La Norvège, dit-on, est à l’avant-garde en matière de réduction des effets des changements climatiques sur l’environnement.
Moi-même et les membres de la délégation qui m’accompagnent nous réjouissons d’avoir la possibilité d’en apprendre davantage sur votre expérience à cet égard.
Soyez assurés que nous partagerons avec nos concitoyennes et nos concitoyens du Canada ce que nous aurons appris ici.
Je vous remercie.
