Prix pour l’entraide et Prix du Duc d’Édimbourg

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Remise du Prix du Gouverneur général pour l’entraide
et du Prix du duc d’Édimbourg

Moncton, le vendredi 14 août 2009

Je me réjouis que nous ayons pu jumeler aujourd’hui deux cérémonies qui visent à reconnaître des femmes et des hommes d’exception, toutes générations confondues.

Parmi vous, il y a des gens qui ont posé des gestes en vue de répondre à la détresse, d’apporter leur aide ou d’améliorer la vie de leurs concitoyennes et de leurs concitoyens.

Ces personnes habitent ici, au Nouveau-Brunswick, et ce qu’elles font n’a pas de prix.

Madame Suzanne Dugas, de Beresford, vous avez aidé les immigrantes et les immigrants à se refaire une vie et à s’intégrer dans la communauté. Pour cela, je vous dis merci.

Madame Anita Dugas Cormier, de Caraquet, vous consacrez votre vie à répondre aux besoins des autres, qu’il s’agisse de femmes, de jeunes ou d’aînés. Pour cela, je vous dis merci.

Monsieur Paul R. Hanson, de Northampton, vous vous êtes engagés auprès des anciens combattants et avez aidé l’Armée du Salut à aider les plus démunis d’entre nous. Pour cela, je vous dis merci.

Madame Audrey M. Hicks, de Sackville, vous avez contribué à l’épanouissement des jeunes filles de votre région qui ont pris part au mouvement guide et à l’amélioration des conditions de vie de vos concitoyennes et de vos concitoyens de diverses façons. Pour cela, je vous dis merci.

Monsieur Roméo LaFrance, de Grand-Sault, vous êtes un chef de file reconnu de votre communauté et un homme qui ne craint pas de se mettre au service de plusieurs causes. Pour cela, je vous dis merci.

Sœur Gilberte McGrath, de Saint-Quentin, vous avez ranimé l’espoir dans le cœur des membres de votre collectivité et apporté réconfort à celles et ceux qui souffrent. On dit de vous que vous vous donnez sans compter. Pour cela, je vous dis merci.

Ce sont de tels gestes qui font que des chaînes de solidarité se forment dans nos quartiers, dans nos communautés, dans nos villes, voire partout au pays et dans le monde.

Les personnes que nous honorons aujourd’hui nous rappellent qu’il existe d’autres façons de vivre en société. Des façons plus fraternelles, plus justes et plus humaines.

Et c’est avec joie, j’ajouterais avec émotion, que je leur rends hommage ici même, dans la région où est né et a grandi celui qui a créé le Prix du Gouverneur général pour l’entraide que nous remettons aujourd’hui, mon prédécesseur, le très honorable Roméo LeBlanc.

Roméo LeBlanc, auquel nous avons rendu un dernier hommage il y a quelques semaines, dans la petite église du village de Memramcook d’où il est originaire, appelait tous ces gens qui veillent aux intérêts du plus grand nombre, sans rien demander pour eux-mêmes, « les héros méconnus ». Et il tenait à souligner le travail de tous ces bénévoles dévoués.

« Le temps est venu, a dit le très honorable Roméo LeBlanc à la cérémonie inaugurale de remise des Prix de l’entraide, de donner quelque chose en retour à ceux qui donnent tant. »

Tel est encore notre but aujourd’hui.

Sachez, mes amis, que vous êtes des modèles d’engagement pour nous tous et pour les générations qui marchent dans vos pas.

Voyez tous ces jeunes ici rassemblés; ils ont accompli des choses extraordinaires. Ces jeunes sont des ferments d’espoir.

Chacune et chacun a pris part à un programme très exigeant.

Chacune et chacun s’est engagé à donner de son temps pour accomplir les buts qu’il s’est fixés dans plusieurs catégories, notamment le service à la communauté.

Ce n’est pas un concours, mais bien un défi. Un défi que les jeunes se lancent à eux-mêmes. C’est l’occasion pour eux d’en apprendre sur eux-mêmes et de voir de quoi ils sont capables.

C’est le duc d’Édimbourg, Son Altesse royale le prince Philip, qui a fondé ce prix en 1956.

Il voulait vous encourager vous, les jeunes, à poursuivre vos rêves et à aller au bout de vous-mêmes.

Je partage avec le prince Philip, qui a créé ce prix, la conviction qu’il faut vous donner le pouvoir et l’envie d’atteindre votre plein potentiel.

Je vous vois à l’œuvre chez nous, au Canada, et ailleurs dans le monde. Je viens tout juste de rencontrer la jeunesse acadienne qui s’est réunie pour parler de leadership, de responsabilité citoyenne et de l’avenir de leur culture, de leur langue et de leur communauté.

Votre engagement à bâtir une société meilleure et plus juste, votre conscience planétaire lorsqu’il s’agit de proposer des solutions aux enjeux de l’heure, votre volonté d’agir et votre compassion me touchent profondément.

Sachez que je crois en vous et en vos possibilités.

Je crois aux forces vives que vous représentez, vous, les jeunes, non pas seulement pour construire l’avenir, mais pour bâtir le présent, ici et maintenant.

Chacune et chacun de vous qui recevez le Prix du duc d’Édimbourg au niveau or avez établi des objectifs personnels ambitieux.

Vous y avez mis le temps et l’effort voulus pour y parvenir.

Et vous avez réussi.

Certes, vos parents et les leaders du Programme vous ont appuyés, et cela mérite d’être souligné.

Mais il vous a fallu de la détermination, de la persévérance, de l’imagination, un sens élevé des responsabilités.

Le mérite vous revient, et vous avez de quoi être fiers.

Votre prochain défi est maintenant d’aller de l’avant avec la certitude que vous avez tout ce qu’il faut pour gravir les plus hauts sommets. Osez rêver grand.

Vous toutes et tous que nous honorons aujourd’hui, jeunes et moins jeunes, nous donnez le goût du dépassement et l’audace d’agir.

Merci, merci du fond du cœur.