Cérémonie des Compagnons d’honneur du YMCA

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Cérémonie des Compagnons d’honneur du YMCA

Ottawa, le mardi 27 janvier 2009

Je suis ravie d’être parmi vous aujourd’hui. Merci de m’accueillir aussi chaleureusement.

Nous voici réunis afin de rendre hommage à huit personnes d’exception pour qui l’engagement citoyen se résume en quatre lettres : YMCA.

Quatre lettres. Quatre lettres qui évoquent tant de choses pour tant de gens, ici et dans le monde.

Pour un enfant, c’est un séjour inoubliable dans une colonie de vacances.

Pour un jeune, un moyen de briser l’isolement, de se faire des amis et de s’épanouir, entre autres par la pratique d’un sport.

Pour un père ou une mère, un milieu de vie sain où faire garder ses enfants.

Pour une personne sans domicile, un endroit où dormir.

Pour un nouvel arrivant, une école de langues ou un programme d’intégration.

Pour une personne âgée, un centre d’exercices qui lui permet de rester active et en santé.

Pour moi, c’est le plus bel exemple de la prise en charge de la collectivité par la collectivité.

Les YMCA ont ceci de remarquable qu’ils ne sont pas l’initiative d’une instance gouvernementale ou privée.

Ils naissent de la volonté de citoyennes et de citoyens d’améliorer la vie de leur communauté et, du coup, celle de chaque femme, de chaque homme, de chaque enfant qui la constitue, quel que soit ses capacités, son âge, ses origines ou ses croyances.

Comme vous, j’estime que l’ouverture au monde commence par l’ouverture aux réalités là où nous vivons.

Les YMCA contribuent, à mon sens, à redéfinir les liens qui nous unissent en proposant d’autres façons de vivre ensemble.

Des façons plus solidaires, plus humaines.

Il va sans dire que bien des choses ont changé depuis les débuts du YMCA au Canada, il y plus d’un siècle et demi.

Créé par un groupe de jeunes hommes dans la salle de catéchisme de l’église baptiste de la rue-Sainte-Hélène à Montréal, les YMCA ont su évoluer au fil des besoins qui ont surgi et au rythme d’un monde de plus en plus complexe.

Les YMCA, ou les «Y» comme on les appelle aussi, ont élargi leur mission pour venir en aide à l’ensemble des citoyennes et des citoyens, y compris les plus vulnérables de notre société.

Cela, toujours en conformité avec les valeurs sur lesquelles ils se sont érigés : la santé du cœur, du corps et de l’esprit, la compassion, l’entraide, la responsabilité sociale, l’inclusion, pour ne nommer que celles-là.

Autant de valeurs qui défient le temps et qui font contrepoids à l’individualisme des dernières décennies.

Autant de valeurs qui nourrissent l’engagement de celle et de ceux que nous honorons aujourd’hui.

Rich Bailey, Mollie Cartmell, Ralph Connor, William Gallaway, Gavin Hume, Lorne Larson, Don McCuaig et Gordon Saunders, vos pairs ont reconnu en vous votre leadership, votre audace, votre esprit communautaire, votre dévouement, qui s’étend, pour certains d’entre vous, sur des dizaines d’années.

Vous vous êtes donnés sans compter à une institution en laquelle vous croyez et dont vous êtes les forces vives, pour ne pas dire les piliers.

Vous avez contribué à la faire progresser et à accroître son rayonnement ici et au-delà de nos frontières.

De nos jours, le YMCA offre des services à près de deux millions de personnes dans quelque 250 collectivités au Canada. C’est dire que votre travail rejaillit non seulement sur l’institution elle-même, mais sur la vie quotidienne d’un grand nombre de vos concitoyennes et concitoyens.

Ce que vous faites n’a pas de prix, et j’ai la conviction profonde que ce pays ne serait pas ce qu’il est — un endroit où il fait bon vivre et un lieu de tous les possibles — sans votre contribution et sans ces nombreux espaces de solidarité que sont les YMCA du Canada.

À titre de gouverneure générale du Canada, je vous dis merci. Du fond du cœur, merci.