Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean - Discours à l’occasion d’une soirée culturelle organisée à la veille du départ pour l’Europe

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Rideau Hall, le mardi 18 novembre 2008

Nous sommes à la veille de partir en visite d’État dans quatre pays européens, la République de Hongrie, la République slovaque, la République tchèque et la République de Slovénie.

C’est avec une soif de découvrir et beaucoup d’enthousiasme que nous nous apprêtons à parcourir ces pays qui ont retrouvé leur liberté après avoir vécu sous la chape de plomb du communisme.

Ces pays membres de l’Union européenne représentent des portes d’entrée stratégiques sur des marchés émergents et des occasions de coopération.

Nous nous faisons une joie d’aller à la rencontre des forces vives de ces sociétés.

Non seulement des représentants des plus hautes instances décisionnelles, mais des jeunes, des femmes, des universitaires, des artistes, des membres du milieu associatif, des personnes engagées qui travaillent pour que leurs concitoyennes et concitoyens puissent participer et contribuer pleinement à l’essor de la société.

Nous profiterons également de l’occasion pour célébrer les liens tissés entre nous au fil de l’histoire.

De ces pays sont venus des femmes et des hommes qui ont plongé leurs racines dans notre vaste territoire et qui ont enrichi notre société de leur apport singulier.

Dans ces pays se trouvent aussi des Canadiennes et des Canadiens qui participent à l’évolution de ces sociétés et que nous irons saluer au passage.

Tous ces liens fraternels sont autant de ponts jetés entre nous par-delà l’océan et les frontières.

Des ponts que nous avons empruntés et que nous empruntons plus que jamais, que ce soit dans les domaines du commerce et de la recherche, ou dans le cadre de forums internationaux ou d’échanges culturels.

Des ponts que nous souhaitons durables et ouverts aux échanges et aux idées nouvelles.

Le monde dans lequel nous vivons n’a jamais été aussi inter-relié et interdépendant. Les défis qui se posent concernent la Terre entière et exigent que nous adoptions une approche globale.

Le temps est venu, comme j’aime à le répéter, de miser sur la somme de nos solidarités, plutôt que sur la somme de nos différences.

C’est dans cette perspective que s’inscrit cette visite d’État dans quatre pays d’Europe, c’est-à-dire dans une diplomatie qui se veut à l’échelle humaine.

Une diplomatie qui met en valeur la nécessité de soupeser les intérêts des uns en fonction des besoins des autres.

Une diplomatie qui s’appuie sur l’importance de penser au plus grand nombre, sans pour autant aliéner les droits des minorités.

Une diplomatie qui n’est pas indifférente au sort des populations et qui encourage l’engagement citoyen.

Une diplomatie qui me tient à cœur, à titre de gouverneure générale du Canada.

Mon mari qui est actuellement en France et qui nous retrouvera bientôt à Budapest se joint à moi pour remercier les ambassadeurs et leurs équipes qui nous ont apporté une aide précieuse dans la planification de cette visite d’État.

Nos remerciements également à toute l’équipe qui nous appuie.

Et je ne pourrais envisager meilleure façon de marquer ce départ et de souligner les liens qui nous unissent à la République de Hongrie, à la République slovaque, à la République tchèque et à la République de Slovénie qu’en faisant place à leurs artistes, eux qui traduisent en mots, en musique et en chants l’âme de leur peuple.

Car la culture est un langage qui transcende nos différences et qui réunit nos cœurs en fête.

À l’amitié et à la solidarité!