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Budapest, le mardi 25 novembre 2008
Je suis enchantée d’être parmi vous aujourd’hui dans le cadre de cette visite d’État en Hongrie.
Ce que je viens de voir dans cette usine d’assemblage de voiture de trains Bombardier est impressionnant, et les échanges que j’ai eus avec quelques employés et membres de la direction me semblent de bon augure pour la suite des choses.
Le Canada se réjouit de l’ampleur des activités commerciales entre nos deux pays ces dernières années.
Par exemple, les exportations canadiennes vers la Hongrie sont passées de 131 millions de dollars en 2006 à 204 millions en 2007.
Et les importations en provenance de la Hongrie ont également fait un bond, passant de 272 millions de dollars en 2006 à 321 millions en 2007.
De plus, la Hongrie est actuellement la huitième plus importante destination de l’investissement canadien à l’étranger.
Des entreprises canadiennes se sont installées en Hongrie, comme celle où nous nous trouvons en ce moment, parfois avec la participation de partenaires hongrois.
Ce sont là des signes prometteurs de la coopération économique entre le Canada et la Hongrie.
Tant le Canada et la Hongrie visent des objectifs semblables en matière de développement économique.
Nous sommes deux pays exportateurs, qui faisons partie d’ensembles commerciaux plus larges, la zone de libre-échange nord-américain pour le Canada, et l’Union européenne pour la Hongrie.
À ce titre, la Hongrie jouit d’un emplacement stratégique en Europe centrale et constitue une porte d’entrée exceptionnelle vers des marchés émergents.
Le Canada et la Hongrie cherchent tous deux à multiplier les occasions de partenariats, à favoriser la circulation des savoirs et à créer entre nous de nouvelles passerelles transatlantiques.
Le mois dernier, je signalais chez nous aux ambassadeurs de l’Union européenne que nous avons au Canada un « désir d’Europe » de plus en plus manifeste.
Bien sûr, comme vient de nous le rappeler cruellement la crise financière qui continue de sévir, les enjeux auxquels nous faisons face appellent une redéfinition plus large, beaucoup plus large, de la collaboration devenue fondamentale.
Les écrans mondialisés, qui nous rapportent quotidiennement les effets de cette crise, suggèrent qu’il est bel et bien fini le temps où les solutions se trouvaient chacun de son côté.
Même constat pour d’autres défis tels que l’équilibre entre croissance et écologie, et les atteintes contre la liberté et la dignité humaine.
Il nous faut désormais adopter une approche globale et, j’oserais dire, conviviale.
En effet, nous sommes toutes et tous à la même table, et ce qui y sera servi dépend de la convivialité qui y règne.
À l’ère des grands ensembles économiques, le Canada et la Hongrie doivent s’engager à accroître les possibilités de leurs citoyennes et de leurs citoyens de s’ouvrir au monde.
Et ceci doit s’accomplir dans la réciprocité.
Je crois fermement que la coopération doit s’inscrire et se pratiquer dans un cadre éthique respectueux du sort des populations, de leur enracinement, de leur culture et de l’intégrité écologique des lieux.
Plus nos intérêts respectifs dépassent nos frontières et embrassent les intérêts du plus grand nombre, et plus nous sommes riches de notre appartenance commune à l’humanité.
C’est ce que j’appelle le développement responsable.
Nous avons également la responsabilité de donner à nos jeunes, pour lesquels l’horizon semble parfois bouché et qui sont pourtant pleins d’idées, de créativité et de dynamisme, les moyens de contribuer à l’essor de l’économie et, j’oserais dire, en fonction d’une nouvelle conscience planétaire.
D’autant que les jeunes jouent un rôle de premier plan dans les secteurs de pointe et d’innovation appelés à devenir les moteurs de l’économie de demain.
Voilà ce à quoi le Canada et la Hongrie doivent s’employer désormais, forts des valeurs que nous partageons et des liens fraternels qui unissent nos peuples.
Merci de votre accueil, et longue vie à l’amitié entre le Canada et la Hongrie!
