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Rideau Hall, le mercredi 22 octobre 2008
Quel plaisir de vous accueillir à Rideau Hall, en cette période de l’année où l’automne brille de tous ses feux.
Nous sommes réunis cet après-midi sous le signe du partage, du dialogue, du rapprochement entre les peuples, et je m’en réjouis.
L’horizon de nos vies, qui s’est longtemps limité au village, à la région, au pays, s’est élargi à la dimension du monde. Cette ouverture appelle à une plus grande solidarité et à davantage de coopération et d’occasions de partenariats. La crise économique actuelle nous appelle à une solidarité plus grande que jamais et au partage de nos points de vue sur des solutions possibles.
Sous l’égide du Commonwealth, le Canada et le Sri Lanka entretiennent de solides relations bilatérales.
De plus, notre pays compte 200 000 Canadiennes et Canadiens d’origine srilankaise qui contribuent à son dynamisme et à sa prospérité.
Certes, notre amitié avec le peuple sri-lankais s’étend bien au-delà de la sphère diplomatique. Après le tsunami qui a dévasté la région en décembre 2004, les Canadiennes et les Canadiens ont apporté une aide sans précédent à votre population en vue d’appuyer les efforts de secours, de redressement et de reconstruction.
Monsieur le Haut-commissaire Perera, l’avenir de la population srilankaise nous préoccupe vivement, et nous souhaitons continuer d’appuyer votre gouvernement en vue de trouver des solutions viables au conflit actuel, des solutions qui répondent aux aspirations de vos concitoyennes et concitoyens, sans égard à la langue, à la religion ou à l’ethnicité.
Le Canada estime important d’assurer la protection des civils dans les zones de conflit, l’accès des organismes humanitaires et le respect des droits de la personne.
Nous appuyons sans réserve la présence au Sri Lanka du Bureau du haut commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, qui a pour mandat de faire état de la situation des droits humains.
Je crois savoir, Monsieur le Haut-commissaire, que votre gouvernement s’apprête à offrir à sa population des services en cingalais et en Tamoul.
Sachez que le Canada possède une riche expérience en matière de bilinguisme, une expérience que nous serions heureux de partager avec vous au cours de votre affection en sol canadien.
Nos pays pourront profiter des meilleures pratiques de l’un et de l’autre au fur et à mesure que votre pays mettra ces services en application.
La langue française s’est enracinée au Canada et constitue l’une de nos langues officielles, d’où notre appartenance à la grande famille de la Francophonie, à laquelle fait aussi partie la Moldova.
Le Canada se réjouit d’avoir accueilli une délégation de la République de Moldova au Sommet de la Francophonie qui se tenait à Québec à l’occasion du 400e anniversaire de cette ville et qui vient tout juste de se terminer.
Monsieur l’Ambassadeur Chirtoaca, le Canada entretient de bonnes relations bilatérales avec la République de Moldova et souhaite resserrer ses liens avec votre pays, notamment dans le cadre de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
À l’instar de l’OSCE, nous souhaitons une résolution pacifique du conflit en Transnistrie.
Nous croyons que les efforts multilatéraux comme ceux que déploie l’OSCE constituent la meilleure solution.
J’estime sincèrement que le temps est venu de repenser le monde en fonction des valeurs que nous partageons, et non plus en fonction des frontières qui nous séparent.
La collaboration entre le Canada et la Principauté d’Andorre s’inscrit dans cette volonté de partage.
Monsieur l’Ambassadeur Font Rossell, nous nous réjouissons qu’une délégation de la Principauté d’Andorre ait également participé au Sommet de la Francophonie cette fin de semaine.
Nous sommes enchantés de pouvoir travailler avec vous au sein de cette organisation et de bénéficier de votre appui dans le cadre de différents forums internationaux comme les Nations unies.
D’ailleurs, nous sommes très reconnaissants à la Principauté d’Andorre d’avoir soutenu la candidature du Canada au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, la candidature de l’ambassadeur Phillipe Kirsch à la Cour pénale internationale et celle de Vancouver pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010.
Pour sa part, le Canada est heureux d’avoir appuyé la candidature de la Principauté d’Andorre à titre de membre de la Francophonie et nous sommes aussi fiers de soutenir sa candidature en vue d’adhérer à l’Organisation mondiale du commerce.
Je suis convaincue que vous toutes et tous ici présents donnerez un nouvel élan aux relations commerciales, diplomatiques, culturelles et sociales qui nous unissent.
Vous pouvez compter d’ores et déjà sur l’amitié et l’appui des Canadiennes et des Canadiens pour faciliter et créer des liens que nous souhaitons durables.
Je vous encourage donc à profiter de l’occasion pour aller à leur rencontre. Vous découvrirez un peuple ouvert qui partage vos espoirs de paix, de liberté et de prospérité.
Vous constaterez notamment que le Canada contient le monde. Et que cette diversité est pour nous synonyme de richesse et de possibilités.
Vous verrez que la primauté du droit, le respect de la dignité humaine, l’égalité de la femme et de l’homme, la liberté de dire et la responsabilité d’agir, la bonne gouvernance, le développement durable sont autant de valeurs que nous nous attachons à promouvoir, ici et au-delà de nos frontières, et qui sont indissociables du sens que nous donnons à notre citoyenneté et du rôle que nous voulons jouer dans le monde.
Poursuivre le dialogue, resserrer nos liens, unir nos forces : voilà ce à quoi nous devrons nous employer tout au long de votre mandat, forts de l’amitié qui nous unit.
Donc travaillons ensemble sur ces prémisses, partant de l’amitié, du dialogue, du partage et de l’esprit de solidarité qui nous unissent.
