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Rideau Hall, le mardi 21 octobre 2008
Quel plaisir de vous accueillir à Rideau Hall, en cette période de l’année où la nature se pare de ses plus belles couleurs alors que l’automne s’installe et que l’hiver est à nos portes.
Nous sommes réunis aujourd’hui sous le signe du partage, du dialogue, du rapprochement entre les peuples, et je m’en réjouis.
L’horizon de nos vies, qui s’est longtemps limité au village, à la région, au pays, s’est élargi à la dimension du monde. Cette ouverture appelle à une plus grande solidarité et à davantage de coopération et d’occasions de partenariats. La crise économique actuelle nous appelle à une solidarité plus grande que jamais et au partage de nos points de vue sur des solutions possibles.
Ce mouvement d’ouverture est d’autant plus remarquable dans les Amériques que les pays tentent de plus en plus de créer des alliances, de joindre leurs efforts et d’élaborer des positions communes.
C’est le cas, par exemple, avec la Minustah. Et je tiens à souligner aujourd’hui le travail de collaboration extraordinaire que nous menons avec plusieurs pays d’Amérique centrale et du Sud, dont l’Équateur, en vue d’aider nos frères et nos sœurs d’Haïti à briser le cercle pernicieux de la misère et de la violence.
Monsieur l’Ambassadeur Chávez Pareja, nous espérons que votre présence parmi nous permettra de resserrer les liens de longue date entre nos deux pays, notamment sur le plan des échanges, de la coopération et de l’investissement.
J’estime que le temps est venu de repenser le monde en fonction des valeurs que nous partageons, et non plus en fonction des frontières qui nous séparent.
Depuis soixante-trois ans, le Canada entretient des relations diplomatiques ininterrompues avec Cuba. Fort de cette expérience, nous souhaitons explorer de nouvelles pistes de collaboration, tout en maintenant un dialogue ouvert entre nos peuples.
Je souligne également la contribution des médecins cubains déployés en Haïti qui en a tant besoin.
Madame l’ambassadrice Vicente Sotolongo et Monsieur le ministre-conseiller Rodriguez Valcárcel, je tiens en plus à vous dire à quel point le Canada a été touché par les dommages qu’ont causés les ouragans Gustave et Ike à votre population et à votre pays.
Sachez que nous portons le peuple cubain dans nos pensées, notamment les collectivités des provinces de l’ouest de l’île qui ont été durement affligées.
Nous nous réjouissons à l’idée de pouvoir établir avec vous toutes et tous ici présents des rapports chaleureux et ouverts, fondés sur des intérêts communs.
Le Canada et l’Autriche partagent les mêmes intérêts à plusieurs égards.
L’amitié qui nous lie facilite la coopération dans le cadre de forums internationaux. En témoigne notamment notre collaboration en vue de promouvoir la réforme des Nations Unies, les droits de la personne et les initiatives de contrôle des armements.
Je profite d’ailleurs de l’occasion pour féliciter l’Autriche de son élection au Conseil de sécurité de l’ONU et pour vous assurer de notre appui, Monsieur l’ambassadeur Brandstetter.
Conscients de l’intérêt que l’Autriche porte au modèle canadien de politique en matière d’immigration et d’intégration, nous sommes impatients d’entamer un dialogue bilatéral sur cette question.
Si l’Autriche est un interlocuteur privilégié pour le Canada dans la région de l’Europe centrale et du Sud-Est, ainsi en est-il de la République tchèque avec laquelle nous entretenons de solides liens d’amitié.
Des liens qui s’enracinent dans l’histoire, puisque le Canada a accueilli de nombreux Tchèques et Slovaques qui forment aujourd’hui des communautés dynamiques et qui participent à la prospérité et à la richesse de notre société.
Monsieur l’ambassadeur Žebrakovský, je salue les efforts que votre pays déploie aux côtés du Canada et au sein de la Force internationale d’assistance à la sécurité en Afghanistan. Nous croyons que la création, par la République tchèque, d’une équipe provinciale de reconstruction est un gage d’espoir pour le peuple afghan.
Permettez que j’offre mes meilleurs vœux à l’Autriche et à la République tchèque qui célébreront respectivement les 26 et 28 octobre prochains leur Journée nationale.
Je suis convaincue que vous toutes et tous ici présents donnerez un nouvel élan aux relations commerciales, diplomatiques, culturelles et sociales qui nous unissent.
Vous pouvez compter d’ores et déjà sur l’amitié et l’appui des Canadiennes et des Canadiens pour faciliter et créer des liens que nous souhaitons durables.
Je vous encourage donc à profiter de l’occasion pour aller à leur rencontre. Vous découvrirez un peuple ouvert qui partage vos espoirs de paix, de liberté et de prospérité.
Vous constaterez notamment que le Canada contient le monde. Et que cette diversité est pour nous synonyme de richesse et de possibilités.
Vous verrez que la primauté du droit, le respect de la dignité humaine, l’égalité de la femme et de l’homme, la liberté de dire et la responsabilité d’agir, la bonne gouvernance, le développement durable sont autant de valeurs que nous nous attachons à promouvoir, ici et au-delà de nos frontières, et qui sont indissociables du sens que nous donnons à notre citoyenneté et du rôle que nous voulons jouer dans le monde.
Poursuivre le dialogue, resserrer nos liens, unir nos forces : voilà ce à quoi nous devrons nous employer tout au long de votre mandat, forts de l’amitié qui nous unit.
Donc travaillons ensemble sur ces prémisses, partant de l’amitié, du dialogue, du partage et de l’esprit de solidarité qui nous unissent.
