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Rideau Hall, le lundi 30 juin 2008
C’est une joie de vous accueillir à Rideau Hall, d’autant que le Canada a le cœur à la fête ces jours-ci.
Nous nous apprêtons en effet à célébrer le 141e anniversaire de notre pays. C’est toujours un grand moment de fierté pour les Canadiennes et les Canadiens.
De plus, l’année 2008 marque un anniversaire important.
Il y a 400 ans, l’explorateur français, Samuel de Champlain, fondait la ville de Québec, qui est devenue l’un des points d’ancrage de la francophonie en Amérique du Nord.
Cet anniversaire est l’occasion pour nous de remonter le cours de l’histoire et de célébrer 400 ans de présence française sur ce continent. De grandes festivités débuteront dans la Vieille Capitale à compter du 3 juillet.
Dans la foulée de ces célébrations se tiendra à Québec cet automne le Sommet de la Francophonie, et nous serons heureux d’accueillir pour l’occasion une délégation du Liban.
Échanges, partenariats, fraternité, voilà l’esprit dans lequel les pays membres et observateurs de la Francophonie avanceront ensemble en vue d’atteindre leurs objectifs communs.
Les Canadiennes et les Canadiens d’origine libanaise contribuent depuis longtemps à enrichir la vie de notre société dans tous les secteurs d’activités.
C’est donc avec beaucoup d’intérêt que nous suivons les efforts que déploie le Liban en vue de relever les défis qui se posent à l’heure actuelle, notamment en ce qui a trait à sa stabilité et à sa prospérité.
Votre nouveau président formera bientôt son cabinet. Sachez que le Canada appuie votre pays en cette période de changement.
Le Kazakhstan traverse aussi une période de profondes transformations et ce, à tous les plans.
D’ailleurs, votre présence au Canada, Monsieur l’Ambassadeur Abildayev, est pour nous un gage d’avenir. Elle contribuera certainement à faciliter les échanges et à resserrer les liens entre nos pays respectifs.
Le Kazakhstan et le Canada ont déjà en commun un engagement à l’égard des jeunes et de l’éducation. Et l’on peut affirmer que cet engagement a porté fruits : au cours des deux dernières années, le nombre de jeunes Kazakhs inscrits dans les collèges et universités au Canada est passé de 28 à 180.
Même si vous arrivez ici en pleine saison estivale, vous verrez que nos pays partagent aussi un climat hivernal : Astana a même délogé Ottawa au troisième rang des capitales les plus froides du monde! Le choc, donc, ne sera pas trop grand pour vous et votre famille.
Le Canada contient le monde, et cette diversité est pour nous synonyme de richesse et de possibilités.
Les liens historiques qui unissent le Canada et la Sierra Leone en témoignent avec éloquence.
Ces liens remontent loin dans le temps. C’est à Halifax et dans d’autres régions de la province de la Nouvelle-Écosse que d’anciens esclaves des États-Unis se sont réfugiés après la Guerre d’indépendance américaine et qu’ils ont retrouvé leur liberté. D’autres sont venus de la Jamaïque et du Canada également.
Et c’est depuis Halifax qu’ils ont mis les voiles, vers la fin du 18e siècle, pour aller fonder Freetown, en Sierra Leone. Encore de nos jours, on peut voir l’influence des provinces maritimes canadiennes dans le style de construction des habitations et le nom des rues et des places publiques de cette ville.
Nous sommes déterminés à appuyer les efforts de la Sierra Leone en vue d’assurer la stabilité au pays et dans la région. La façon dont vous avez conduit les élections présidentielles et législatives nous a vivement impressionnés.
Voilà qui est de bon augure pour les élections qui auront lieu à l’échelle locale.
Je tiens aussi à saluer aujourd’hui la présence parmi nous de l’ambassadeur de la République populaire démocratique de la Corée.
Les liens qu’entretiennent les peuples du Canada et de la Corée sont une tradition qui remonte à la fin des années 1800, lorsque des enseignants et des médecins canadiens sont allés en Corée pour y fournir de l’aide.
Nous espérons que l’avenir sera garant de merveilleuses possibilités de contacts de personne à personne entre nos deux pays.
Le Canada, comme vous le savez, se réjouit des progrès réalisés dans le cadre des pourparlers à six et y voit une promesse d’espoir.
Vous toutes et tous ici présents, j’en suis convaincue, donnerez un nouvel élan à nos relations commerciales, diplomatiques, culturelles et sociales.
Vous pouvez compter d’ores et déjà sur l’amitié et l’appui des Canadiennes et des Canadiens pour faciliter et créer des liens que nous souhaitons durables.
Je vous encourage donc à profiter de l’occasion pour aller à leur rencontre. Vous découvrirez un peuple ouvert qui partage vos espoirs de paix, de liberté et de prospérité.
Vous verrez que la primauté du droit, le respect de la dignité humaine, l’égalité de la femme et de l’homme, la liberté de dire et la responsabilité d’agir, la bonne gouvernance, le développement durable sont autant de valeurs que nous nous attachons à promouvoir, ici et au-delà de nos frontières, et qui sont indissociables du sens que nous donnons à notre citoyenneté et au rôle que nous voulons jouer dans le monde.
Je crois que le temps est venu plus que jamais de miser sur la somme de nos solidarités plutôt que sur la somme de nos différences, sur les valeurs que nous avons en partage plutôt que sur les frontières qui nous séparent. L’humanité se doit d’y arriver. C’est notre plus grande responsabilité.
Le dialogue que nous entamons aujourd’hui doit s’inscrire dans cette perspective et embrasser les intérêts et les besoins de tous.
J’espère avoir l’occasion de vous revoir et de recueillir chaque fois vos impressions de notre pays et vos idées quant aux occasions de rapprochement entre nos peuples.
À l’amitié, donc, au partage et à la solidarité!
