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Ottawa, le vendredi 20 juin 2008
Vos présentations ont été enrichissantes, souvent bouleversantes, surprenantes, toujours passionnantes.
J’ai trouvé très riche ce débat d’idées qui ouvre sur des perspectives nouvelles, sur des façons audacieuses de penser le monde. Ça me plaît! Je suis fière de vous. Déjà, vous êtes la différence. Vous êtes l’espoir d’un nouveau paradigme. Vous avez ce courage.
J’ai été heureuse de constater, hier et aujourd’hui, que les notions de responsabilité citoyenne et de bien public étaient partout présentes dans vos comptes rendus et vos discussions.
Car ce sont des notions qui ont toujours guidé ma réflexion et mon action.
Ce sont des notions que je juge indissociables de l’exercice de notre citoyenneté et de notre leadership.
Nous avons le pouvoir et le devoir de créer une société où chacun et chacune de nous peut s’épanouir et prospérer.
Déplorer une situation et ne rien faire pour la changer, c’est se bercer dans une chaise en ayant l’illusion que ça nous mènera quelque part.
C’est nier cette part de responsabilité, justement, que nous avons d’influer positivement sur le cours des choses.
C’est remettre son propre pouvoir entre les mains des autres, voire carrément tomber dans le défaitisme, l’indifférence et le chacun pour soi.
Et il n’y a rien de pire que cela. Rien de pire que la passivité.
Or, il est encourageant de voir —et vous l’avez constaté vous aussi — que l’action citoyenne est vive et partout à l’œuvre au pays.
Dans toutes les villes et tous les villages, d’un océan à l’autre et à l’autre, vous avez rencontré des personnes engagées, visionnaires, énergiques, dévouées.
Vous savez, ces gens ordinaires auxquels les médias prêtent rarement attention et qui, pourtant, accomplissent des choses extraordinaires.
Des jeunes qui ont des idées absolument géniales pour contrer l’exclusion, la violence et le crime dans leur quartier.
Des bénévoles qui portent leur communauté sur leurs épaules.
Des femmes qui en aident d’autres à briser le cercle de la violence et à retrouver leur dignité.
Des entrepreneurs qui veulent contribuer au bien commun, de façon responsable.
Ce sont des forces en action.
Ce sont des leaders à l’échelle de leur famille, de leur entourage, de leur entreprise, de leur communauté.
Ce sont eux, comme je l’ai souligné à Banff, qui forment l’épine dorsale de notre société.
Sans eux, le pays s’écroulerait.
Comme je vous l’ai déjà dit, c’est à dessein que j’ai choisi pour thème « Leadership et communautés ».
Je voulais que cette conférence interpelle le citoyen et la citoyenne en vous.
Celui et celle qui s’interroge sur les enjeux de ce monde.
Qui se laisse interpeler, toucher par ce qu’il voit et entend.
Qui ne craint pas d’aller au-delà des a priori et de se remettre en question.
Qui considère la dimension humaine dans chacune de ses paroles et chacun de ses gestes.
Pourquoi?
Pour que la prochaine génération de leaders dirige les destinées de ce pays avec vision.
Avec empathie.
Avec créativité.
Avec audace.
Et je constate avec bonheur que c’est réussi.
Entre vos mains, le Canada ira loin.
Je vous remercie d’avoir accepté de prendre part à l’aventure, en espérant que cette expérience vous soit profitable le reste de votre vie.
C’est un voyage qui se voulait aussi intérieur, un voyage dont vous êtes revenus, je l’espère, transformés et vivifiés.
Sachez que vous avez été pour moi une source d’énergie nouvelle. Que vous m’avez inspirée. Que vous avez validé plusieurs de mes pensées, de mes actions et des mes initiatives. Que, grâce à vous, les mots de ma devise « Briser les solitudes », sont devenues des actions. Les solitudes sont nombreuses autour de nous. Il suffit d’ouvrir nos yeux, notre cœur, notre intelligence. Il suffit de briser la barrière de l’indifférence et de l’apathie, et d’agir. Respectez la promesse que vous avez faite de ne pas rester passifs, de vous engager. Utilisez votre pouvoir d’influencer. Osez prendre ce risque.
Ce voyage, vous n’auriez pu l’entreprendre sans le travail et la vision de Rick George, qui a usé de son réseau et de son influence.
Sans votre contribution — plus de deux ans d’engagement personnel — et sans le dévouement d’Ian Anderson et de son équipe, nous n’aurions pu accomplir ce que nous avons accompli. Merci, merci du fond du cœur.
Merci également aux militaires qui ont apporté un soutien logistique aux équipes. À titre de commandante en chef, j’en tire une grande fierté.
C’est un aurevoir, et non un adieu.
Nous entendrons bientôt parler de vous et de la différence que vous faites au Canada et dans le monde.
À très bientôt, donc!
Je crois qu’il vaut la peine de partager vos pensées sur cette expérience que vous avez vécue avec d’autres Canadiennes et Canadiens. C’est pourquoi nous avons créé sur le site Web de la gouverneure générale (www.gg.ca) un nouveau lien intitulé À l’écoute des citoyens /Citizens Voices. Jetez-y un coup d’œil et servez-vous en pour maintenir le contact avec le reste du pays. Il s’agit là d’un outil propice au réseautage, aux discussions, au mentorat, aux dialogues, aux forums, aux blogues et au clavardage, entre autres.
C’est également un moyen pour nous de rester en contact, car je blogue assez régulièrement quand je suis sur la route, et je clavarde également de temps en temps. Maintenons notre relation. Faisons un suivi.
Vous êtes véritablement des leaders exceptionnels.
