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Ottawa, le mardi 9 décembre 2008
Bienvenue à toutes et à tous à ce Point des arts, un espace convivial de rencontre, d’échange, de dialogue et de réflexion sur les arts et la culture, en avant-propos des Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène, les arts visuels et médiatiques, l’architecture, et en ce qui nous concerne ce soir et demain, des Prix littéraires du Gouverneur général.
Selon nous, chaque Prix du Gouverneur général consacré aux arts et à la culture offre une occasion privilégiée d’échanger nos points de vue sur les enjeux culturels et de montrer toute l’importance que revêt la culture.
C’est un bonheur pour moi de constater que le groupe de panélistes ce soir est constitué de femmes engagées, de femmes éprises des mots, de femmes soucieuses de propager le plaisir de lire et la beauté du livre.
J’ai également le bonheur de souligner la présence parmi nous des récipiendaires des Prix littéraires du Gouverneur général.
Je demanderais aux lauréates et aux lauréats de l’édition 2008 des Prix littéraires du Gouverneur général de bien vouloir se lever lorsque je les nommerai :
Catherine Banks,
Marie-Claire Blais,
Christie Blatchford,
Claire et Louise Chabalier,
Sylvie Desrosiers,
John Ibbitson, qui ne peut malheureusement être des nôtres ce soir,
Stéphane Jorisch,
Lazer Lederhendler,
Janice Nadeau,
Pierre Ouellet,
Michel Pleau,
Nino Ricci,
Jacob Scheier
et Jennifer Tremblay.
Applaudissons-les chaleureusement.
Je tiens aussi à remercier de tout cœur le Conseil des arts du Canada et la Bibliothèque publique d’Ottawa de leur collaboration et de leur appui.
Je ne peux parler du désir de lire, le sujet dont nous discuterons ensemble ce soir, qu’en l’abordant d’une manière personnelle.
En effet, s’il est une expérience riche voire intime entre toutes, c’est bien celle de la lecture.
J’ai un parti pris pour le livre. Il est entré dans ma vie non seulement comme un apprentissage de la connaissance, mais comme un apprentissage de la liberté qui ne m’a plus jamais quittée et qui m’inspire dans tous les combats que je mène, aujourd’hui comme hier.
Hier, c’était, entre autres, soutenir la bibliothèque du quartier défavorisé où j’ai vécu plus de 15 ans, dans le sud‑ouest de Montréal, et contribuer à regarnir celle aussi de la petite école primaire fréquentée par de nombreux enfants chez qui vous ne trouviez pas un seul livre, ni le moindre magazine.
Aujourd’hui, la gouverneure générale qui se tient devant vous a toujours à cœur d’accompagner la mise sur pied de camps de lecture pour enfants et de bibliothèques dans des communautés isolées parmi les plus désavantagées de notre pays.
Lors de mes nombreux déplacements à travers le Canada et des visites d’État dans les pays en développement, j’ai souvent dans mes bagages des caisses de livres à distribuer, parmi lesquels des dizaines d’exemplaires des Prix littéraires du Gouverneur général, dont toute une sélection en littérature jeunesse.
Là où je vais, j’emporte avec moi un peu de vous, un peu de vos mots, ces « feux de brousse » et ces « flambées de chair », comme disait le regretté Aimé Césaire, ce formidable écrivain des francophonies, ces feux de brousse et ces flambées de chair qui éclairent nos vies d’une lumière neuve et qui nourrissent notre sens de l’humanité. Voilà une belle et lumineuse façon de vous dire, à vous auteurs, poètes, illustrateurs, éditeurs, que vos mots comptent.
Mon mari, Jean-Daniel Lafond, et moi vous remercions d’être là dans ce lieu consacré à la diffusion du savoir et de la grande aventure de l’humanité, pour partager avec nous votre désir de lire et votre désir d’écrire, d’illustrer et de créer.
Nous sommes toutes et tous impatients de vous entendre. Nous invitons également les membres du public à prendre part à cette discussion que nous voulons ouverte à tous les points de vue.
À toi Jean-Daniel…
