Dialogue jeunesse au Congrès mondial des jeunes

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Québec, le mercredi 13 août 2008

Comment ça va?

Je me réjouis de vous voir en si grand nombre ce soir. J’ai envie et j’ai hâte de vous entendre, et c’est pour cela qu’on est ici.

Avec vous, c’est une bonne partie de la planète qui parle.

Je sais qu’il y a dans cette salle des jeunes de l’Afrique, de l’Asie, du Moyen-Orient, de l’Amérique latine, de l’Europe et de l’Amérique du Nord.

Où êtes-vous?

Combien parmi vous croyez que vous pouvez changer les choses?

Combien parmi vous croyez que vous détenez la solution aux problèmes de la guerre, de l’injustice, de l’indifférence, de la pauvreté, du changement climatique?

Est-ce que les jeunes ont vraiment des choses à dire contre l’injustice, la violence, l’exclusion?

Combien parmi vous avez l’impression qu’on ne vous écoute pas?

Est-ce qu’on devrait faire plus de place aux jeunes et aux idées des jeunes?

Combien parmi vous aimeraient être considérés comme des partenaires égaux?

Êtes-vous prêts à discuter des solutions et des idées qui pourraient changer le monde?

On ne peut pas faire sans vous!

J’estime que vous êtes indispensables, que vous faites partie de la solution, que le monde ne peut se permettre de vous reléguer au second rang.

Osons le dire : le monde a besoin de se réveiller avant qu’il ne soit trop tard.

Les jeunes sont en majorité dans le monde; il faut saisir cette chance, ce moment dans l’histoire.

Cependant, je reconnais que même entre jeunes, il n’y a pas forcément une égalité de chance.

Les fossés existent entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas.

L’inégalité d’accès aux ressources, aux outils critiques, et même au pouvoir, peuvent créer ce fossé.

En fait, j’ai été vraiment émue d’apprendre que plusieurs d’entre vous ont dû surmonter maintes difficultés uniquement pour pouvoir se rendre jusqu’ici.

N’oublions pas qu’il y a encore des centaines de jeunes dans le monde qui auraient aimé être ici, mais pour qui cela a été impossible.

Cela nous démontre que nous devons à tout prix réduire les fossés qui nous séparent comme communauté mondiale.

La lutte n’est pas encore gagnée.

Il reste beaucoup de chemin à faire. Il faut le faire ensemble. Élargir nos horizons, aller les uns vers les autres, voir tout ce qu’on peut réaliser et tout ce qu’on a en commun. Des idées, beaucoup d’idées. Des actions, beaucoup d’actions.

Pour ce soir, j’ai voulu mieux saisir vos réalités, mieux comprendre vos réalités et vos préoccupations et mieux cerner la façon que je peux marcher à vos côtés.

D’ailleurs, je suis très heureuse et très fière de m’associer avec l’organisme L’Apathie c’est plate pour entamer ce dialogue avec vous.

Cet organisme, comme tant d’autres, nous démontre clairement qu’il y a des façons viables de contrer l’apathie, l’indifférence, et le « chacun pour soi et pour son clan ».

Grâce à TakingITGlobal et à L’Apathie c’est plate, vos amis, votre famille et des centaines de jeunes du Canada et du monde entier peuvent se joindre à nous ce soir, en direct, par web émission, messages textuels et caméra web. 

Comme nous célébrons cette année le 250e anniversaire de la démocratie parlementaire au Canada, je vous encourage à relever vos manches, à oser rêver. Et n’ayons pas peur de rêver grand.

Merci. Merci à ReGénération 2008 de nous avoir rassemblés à Québec.

Je veux surtout vous entendre.

Donc, sans plus tarder, à vous la parole, place au dialogue et à l’échange.