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Cérémonie d’investiture dans l’Ordre du Canada
Rideau Hall, le vendredi 12 décembre 2008
Nous voici réunis afin d’honorer des femmes et des hommes qui ont marqué ce pays de leur empreinte.
Vous qui recevez aujourd’hui la plus haute distinction du pays avez cherché à vous dépasser, à vous réinventer, à repousser plus loin les frontières du savoir et de l’imaginaire, à améliorer le sort de vos semblables. Non pas par souci de performance, mais bien par désir de vous réaliser pleinement.
Vous êtes animés par une passion, voire une soif d’absolu. Par une conscience aigue de votre responsabilité à l’égard du bien commun et par un profond sentiment d’humanité. Ou, encore, par une curiosité insatiable qui vous fait élargir sans cesse et toujours votre domaine de compétences.
Vous êtes de toutes les disciplines : de la justice aux arts, de la philanthropie aux affaires, du travail communautaire à la santé, en passant par l’ingénierie, les sciences, la politique et les finances.
Ce qui vous rassemble malgré la diversité de vos champs d’action, c’est l’influence que vous avez eue et que vous avez encore sur nos vies.
Voyez cette œuvre monumentale née du talent et de la générosité de l’un de nos plus grands peintres, Norval Morriseau. À la fois artiste et chaman, Morrisseau a restitué la mémoire, les légendes et les traditions des premiers peuples, pour notre enrichissement collectif.
Morrisseau, qui disait que l’on peut guérir des blessures de l’histoire et de la vie par les couleurs, a été nommé membre de l’Ordre du Canada en 1979. La trace qu’il a laissée en ce monde est lumineuse et rejaillit sur nous toutes et tous.
Tout comme vos projets, vos idées, vos recherches, vos gestes, vos œuvres améliorent et éclairent notre vie et celle des générations à venir.
Partout où je vais, au Canada et ailleurs, je rencontre des femmes et des hommes qui sont tout le contraire de l’indifférence, du défaitisme et de l’immobilisme.
Mon mari Jean-Daniel Lafond et moi, accompagnés d’une délégation, rentrons à peine d’une visite d’État dans trois pays d’Europe, la Hongrie, la Slovaquie, la République tchèque.
Nous avons multiplié les occasions d’échanges là-bas avec des gens d’exception qui participent à l’édification de leurs sociétés, alors que celles-ci cherchent à s’ouvrir de plus en plus sur le monde.
Comme vous, ces personnes remarquables construisent l’avenir; elles en pavent la voie. Ce sont des leaders communautaires, des femmes, des jeunes, des artistes, des penseurs, des décideurs qui refusent de se laisser abattre par l’ampleur des défis et qui regardent droit devant, qui ont à cœur de consolider les liens sociaux et de jeter des ponts entre nous.
Chez nous comme ailleurs, la véritable force d’une société réside dans la volonté des citoyennes et des citoyens de changer pour le mieux le cours des choses et de faire naître l’espoir.
Je pense à des femmes et à des hommes qui osent aller au bout d’eux-mêmes, de leurs idées, de leurs aspirations et de leurs convictions.
Je pense à des femmes et à des hommes qui nous rappellent qu’il n’en tient qu’à nous d’atteindre les objectifs les plus élevés.
Je pense aussi à ces jeunes qui ne cessent de répéter que la solidarité est une responsabilité citoyenne.
À vous, nouveaux membres, officiers et compagnons de l’Ordre du Canada, je vous dis ma gratitude et mon admiration, au nom de la population canadienne.
Puissiez-vous être une incitation à l’action et nous encourager à nous lancer à notre tour à la poursuite de nos rêves.
Merci, merci de tout cœur.
