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Ottawa, le mercredi 15 octobre 2008
Nous voici réunis dans ce lieu de convergence qui invite au dialogue et au partage, à l’occasion de ce 29e Point des arts. Cette fois-ci dans la foulée de la remise des Médailles du Gouverneur général en architecture et en version élargie, puisque nous ouvrons cet espace de discussion au public.
Le Point des arts témoigne de notre volonté, à mon mari Jean-Daniel Lafond et à moi, de faire de l’institution que nous représentons un lieu où la parole trouve écho, où la pensée circule librement, où l’audace et les idées nouvelles ont droit de cité. Et j’espère que vous serez nombreux à prendre part au débat. Nous avons ouvert cet espace de discussion lors de nos déplacements à travers le pays et aussi à l’étranger.
Je tiens à souligner la présence parmi nous des récipiendaires de la Médaille en architecture et la participation de l’Institut royal d’architecture, dont je salue le travail et l’engagement.
J’aimerais également remercier chaleureusement nos panélistes — Sheryl Boyle, professeure adjointe en architecture; David Hughes, président-directeur général d’Habitat pour l’humanité Canada; Jean-Claude Marsan, architecte et urbaniste — qui apporteront leur apport singulier et innovateur à notre réflexion sur l’architecture.
Jean-Daniel et moi avons aussi tenu à organiser ce Point des arts ici même, dans cette institution d’enseignement supérieur à la fine pointe de l’architecture et du design urbain, dont nous soulignons le quarantième anniversaire cette année.
Car par ce geste, nous affirmons d’emblée que l’architecture est un art.
L’art singulier du vivre ensemble.
Un art d’autant plus nécessaire que nous sommes devenus des urbanicoles, selon la formule de René Berger. C’est-à-dire que la majorité de notre population, et des populations en général, a choisi de s’établir dans les grands centres urbains.
Cette ruée vers la ville a favorisé la spéculation immobilière et la standardisation des modèles de développement, notamment dans les régions en périphérie des grandes villes.
Comment préserver l’âme de nos villes et de nos communautés lorsque la pression démographique impose de trouver des solutions rapides et à moindres coûts?
Il n’y a pas un endroit où je suis allée au pays où le logement n’ait été signalé comme une priorité sociale.
Une ville est un lieu de vie.
Une ville parle par ses édifices, ses maisons, ses monuments, ses avenues, ses jardins.
Que disent nos villes?
De quelles valeurs, de quelles aspirations se font-elles l’écho?
J’estime que l’architecture et l’aménagement urbain sont au cœur de notre conception de développement durable, et je suis heureuse que nous ayons l’occasion d’encourager le débat public sur leur rôle dans notre société.
Je suis impatiente d’entendre votre point de vue sur l’architecture dans une perspective de développement durable à l’échelle humaine, inclusive et intégrée.
Merci de prendre part à cette discussion, vous qui créez nos espaces de vie, vous qui donnez un supplément d’âme à nos villes et à nos collectivités, lieux de nos appartenances, de nos bonheurs, de nos défis.
Merci également aux citoyennes et aux citoyens qui se sont joints à nous aujourd’hui. Votre présence ici témoigne de l’importance que vous accordez à l’environnement et à la dimension physique des collectivités dans lesquelles vous vivez.
Merci enfin à l’École d’architecture et de design urbain de l’Université Carleton d’avoir accepté de nous ouvrir grandes ses portes et de collaborer avec nous.
Jean-Daniel, moi et toute notre équipe sommes impatients de vous entendre.
