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La Citadelle, le vendredi 10 octobre 2008
Mon mari Jean-Daniel Lafond et moi sommes ravis de vous accueillir à la Citadelle, en cette année où nous célébrons le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec.
Québec qui a revêtu ses plus beaux atours pour l’occasion et qui a retrouvé le plaisir de ses rives, grâce à la promenade Champlain en bordure du fleuve.
Bienvenue à la Citadelle.
Située sur le Cap Diamant, à l’endroit où le majestueux fleuve Saint-Laurent se rétrécit, comme le rappelle la signification amérindienne du mot Québec, cette fortification militaire est la seule qui demeure intacte en Amérique du Nord.
C’est un haut-lieu où ont été écrites quelques-unes des pages décisives de notre histoire collective. Ces trois dernières années, nous n’avons eu de cesse d’ouvrir ce lieu patrimonial au public, d’y transférer plusieurs de nos activités, de nos travaux : des cérémonies, des événements officiels, nous y avons tenu des rencontres et avons accueilli des groupes de réflexion, des forums également où des citoyens, notamment des jeunes, sont venus exposer ou rassembler leurs idées.
Sachez que c’est un privilège d’être parmi vous qui représentez le meilleur de nous-mêmes.
Vous que nous honorons aujourd’hui incarnez le courage, l’audace et la liberté.
C’est en cela que vous êtes des modèles.
Vous êtes de toutes les disciplines : plusieurs parmi vous œuvrez dans les domaines de la culture, des arts, du patrimoine et de l’histoire.
D’autres travaillent avec ardeur à la promotion des droits de la personne et de la justice.
D’autres encore sont des sommités dans les secteurs de la santé, du sport, des affaires et des sciences.
Mais ce qui vous rassemble, malgré la diversité de vos champs d’action, c’est l’influence que vous avez eue et que vous avez encore sur notre société et la portée de vos réalisations.
Vous ne faites pas que tracer la voie.
Vous nous incitez à aller toujours plus loin.
Vous nous dites, au fond, qu’il est toujours possible de changer le cours des choses, de repousser les limites, de sortir des sentiers battus.
Vous nous dites qu’il faut oser.
Qu’il n’y a rien de pire que l’indifférence et l’immobilisme.
L’Ordre du Canada, cette marque de reconnaissance, est certes l’occasion de saluer et de célébrer l’excellence, la témérité, le dépassement.
Mais elle est aussi, et peut-être surtout, une source d’inspiration.
Vous avez surmonté tous les obstacles, vous avez vu grand, vous avez toujours cherché à vous dépasser, vous avez fait de l’impossible votre ligne d’horizon.
Et cela, sans jamais perdre de vue le bien-être de vos concitoyennes et de vos concitoyens.
Sans jamais perdre de vue l’amélioration des conditions de vie et le respect de la dignité humaine, ici et dans le monde.
Je crois que l’Ordre du Canada sert à nous inciter, et notamment les jeunes, à nous lancer à notre tour à la poursuite de nos rêves et à nous efforcer à changer pour le mieux l’état du monde.
Cette liberté que nous avons au Canada de nous exprimer et de contribuer au bien de l’ensemble est pour moi notre plus grande richesse.
Au nom de la population canadienne, je vous dis notre gratitude.
Ce que vous nous apportez, c’est non seulement la richesse de votre réflexion, de votre savoir, de votre talent, de votre expérience et de votre contribution, mais l’élan de votre passion et la force de votre conviction.
Je vous dis merci : mille fois merci!
