- Lac St-Augustin, Québec
Décorations pour actes de bravoure
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Médaille de la Bravoure
- Date d'admission : 22 août 1988
- Date de l'investiture : Le 2 juin 1989
Tôt dans l'après-midi du 24 juin 1987, le pompier Marcel Marceau se porta au secours d'un homme prisonnier au deuxième étage d'une maison de chambres en flammes dans la Vieille Capitale. À son arrivée sur les lieux du sinistre, il aperçut des flammes et des volutes de fumée qui s'échappaient par les fenêtres de l'édifice. Muni d'une échelle et d'un appareil respiratoire, il se rendit à l'arrière de l'immeuble et grimpa sur le toit. Bien qu'incommodé par une épaisse fumée noire et la chaleur intense, il pénétra à l'intérieur en rampant à la recherche des occupants. D'une main, il effleura le corps d'une victime qu'il traîna jusqu'à la sortie où il demanda de l'aide pour la transporter à l'extérieur sur le toit. Ayant constaté que l'homme ne respirait plus et que son coeur avait cessé de battre, il entreprit aussitôt de lui faire un massage cardiaque tandis qu'un confrère lui donnait la respiration artificielle. Lorsque la victime e revint à elle, il la descendit au sol en compagnie d'un autre collègue et la confia à des ambulanciers. Après avoir remplacé son appareil respiratoire, le pompier Marceau remonta sur le toit et pénétra à nouveau dans l'immeuble afin de secourir une autre victime qui avait été aperçue de l'extérieur de l'édifice. L'épaisse fumée rendant la visibilité presque nulle, il cherchait en vain la victime quand il constata qu'il ne lui restait de l'air comprimé que pour quelques secondes. Forcé d'abandonner toute tentative de sauvetage, il lutta dangereusement contre la montre pour se frayer un chemin jusqu'à l'air libre et s'en sortit indemne.
