23 août 2026
Sous réserve de modifications
Je suis honorée d’être ici avec vous sur le territoire visé par le Traité no 6, sur les terres ancestrales des nations Nêhiyawak, Nihithawak, Déné, Saulteaux et Nakoda.
En tant que gouverneure générale du Canada, je tiens à vous exprimer ma gratitude, à vos ancêtres et à vous, pour avoir pris soin de ces terres pendant des milliers d’années.
Nous soulignons aujourd’hui l’anniversaire de la signature du Traité no 6, qui a eu lieu ici, à Fort Carlton, il y a 150 ans.
En tant que représentante de Sa Majesté le Roi au Canada, je reconnais l’importance de cet événement et sa place dans la relation diplomatique qui existe de longue date entre les Premières Nations signataires du Traité et la Couronne.
Un traité constitue le cadre durable d’une relation fondée sur le respect mutuel. C’est un accord sacré et solennel qu’il nous faut entretenir afin que les peuples de ce territoire puissent vivre en harmonie et régler leurs différends de façon pacifique.
Ce traité reconnaît que ces peuples entretiennent un lien commun avec la terre, les eaux et tous les êtres vivants. Il vise à protéger les modes de vie autochtones sur ce vaste territoire.
Et c’est une promesse qui doit être tenue, de génération en génération.
Pourtant, le passé nous raconte une tout autre histoire.
Vos ancêtres se sont trop souvent vu refuser la justice, la dignité et le respect auxquels ils avaient droit.
La colonisation est à l’origine de certains des chapitres les plus sombres de notre histoire, notamment le non-respect des engagements pris dans le cadre des traités, ainsi que les graves préjudices causés par le système des pensionnats.
Comme beaucoup de Canadiennes et Canadiens, j’ai grandi en étant peu consciente de ces réalités. Les découvrir a été une expérience à la fois douloureuse et profondément déstabilisante, qui a entraîné la remise en question d’une grande partie de ce qu’on nous avait enseigné sur notre histoire.
Reconnaître ces vérités ne change rien au passé. Mais il s’agit d’une étape essentielle sur la voie de la réconciliation.
Ma prédécesseure, la très honorable Mary Simon, nous a rappelé que la réconciliation est une responsabilité partagée et un engagement qu’il convient de tenir notre vie durant.
La réconciliation nous demande avant tout d’écouter et de faire preuve d’empathie.
Elle exige un dialogue soutenu et des actions concrètes de la part de toute la population canadienne.
C’est un cheminement collectif que je suis déterminée à faire progresser.
Dans ce lieu de rassemblement historique, des gens ont uni leurs forces pour jeter les bases d’une coopération et d’un partenariat continus.
Malgré les erreurs du passé, nous avons l’occasion de rebâtir cette confiance et d’assurer un avenir à la fois harmonieux et prospère à nos enfants et petits-enfants.
Nous traversons une période d’incertitude et de défis.
Notre bien-être collectif dépend plus que jamais de la confiance que nous avons les uns envers les autres.
Cette journée témoigne de notre engagement à préserver cette confiance.
Merci.