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Nouvelles

Centenaire de la bataille de Passchendaele en Belgique

Ottawa (Ontario) le lundi 6 novembre 2017

 

Chaque année, au début de novembre, nous nous arrêtons un instant pour réfléchir aux sacrifices de ceux qui ont perdu la vie dans l’accomplissement de leur devoir.

La semaine du Souvenir nous donne l’occasion de rendre hommage à ceux qui ont servi notre pays et de remercier nos anciens combattants d’hier et d’aujourd’hui en portant fièrement le coquelicot qui est le symbole de notre gratitude.

Nous sommes réunis ici aujourd’hui au Musée canadien de la guerre pour souligner le 100e anniversaire de la fin de la bataille de Passchendaele.

Il y a cent ans aujourd'hui, les soldats du Corps canadien lançaient leur 3e attaque sur la crête de Passchendaele. Depuis trois ans, les armées allemandes et alliées étaient immobilisées dans des tranchées sur le front ouest. Les combats avaient transformé la région en une plaine boueuse et ravagée, dépourvue d’arbres et de végétation, et criblée de cratères d’obus.

Le Corps canadien a réussi à s’emparer de la crête et des ruines du village avoisinant de Passchendaele. Une quatrième attaque, qui a permis de prendre possession du terrain surélevé à l’est du saillant d’Ypres, a été menée le 10 novembre, dernier jour de la bataille de plus de quatre mois.

Neuf Croix de Victoria, la plus haute distinction pour vaillance militaire, ont été décernées aux soldats canadiens.

La victoire n’a été acquise qu’au prix de lourdes pertes. Parmi les 100 000 membres des quatre divisions du Corps canadien, plus de 4 000 soldats canadiens ont péri et 12 000 autres ont été blessés.

Ils ont tous lutté courageusement malgré la boue et les horreurs de la guerre.

Ces milliers de combattants canadiens font partie des 275 000 victimes au sein des armées sous commandement britannique à Passchendaele. Du côté des Allemands, 220 000 soldats, presque tout autant, sont morts ou blessés.

Un siècle plus tard, on se souvient de la bataille de Passchendaele comme un symbole des pires horreurs de la Première Guerre mondiale

Cette semaine, nous portons le coquelicot par devoir de mémoire, afin d’honorer le sacrifice et le courage de ceux tombés au combat, et pour ne pas oublier les horreurs de la guerre.

Les coquelicots ont commencé à être portés en 1921 au cours de la cérémonie d’anniversaire de l’armistice. Au début, on portait de vrais coquelicots, parce qu’ils fleurissaient sur certains des sites des pires batailles de Flandre et parce que leur couleur rouge vif évoquait le sang versé durant la guerre.

C’est au cours de mon adolescence lorsque j’étudiais au pays de Galles que j’ai visité la première fois la Flandre et les champs de bataille de la région. Cette visite restera gravée dans ma mémoire.

J’ai beaucoup d’admiration et un respect infini pour les femmes et les hommes qui servent leur pays au sein des Forces armées canadiennes.

Je suis descendante de soldat et j’ai servi dans l’espace avec des membres du corps militaire.

Certains de mes nombreux collègues astronautes qui ont une formation militaire ont même perdu la vie au service de leur pays.

Je sais donc d’expérience ce qu’implique le sacrifice.

Bon nombre d’entre vous se rendront en Belgique demain pour prendre part à cinq jours d’activités commémoratives pour raviver le souvenir des Canadiens qui ont servi là‑bas. 

Un merci à vous tous qui êtes ici plus paticulièrement aux jeunes. Vous veillez à perpétuer le souvenir et l’histoire des Canadiens qui ont vaillamment servi au nom de la liberté.

Rendons hommage à la bravoure et aux sacrifices de ces Canadiens qui ont servi à Passchendaele en travaillant ensemble pour édifier un monde plus pacifique.