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Nouvelles

Son Excellence Madame Sharon Johnston - 14e gala annuel des Prix d’inspiration

Ottawa, le vendredi 3 mars 2017

 

Personne ne peut imaginer être un jour sur une scène afin de recevoir des félicitations pour avoir inspiré les gens au sujet de la santé mentale. Néanmoins, ne pas l’avoir imaginé ne diminue en rien la fierté que je ressens, ce soir, de recevoir le prix « Inspiration » du Royal.  

À partir du moment où, il y a six ans, j’ai obtenu ma carte de membre de Femmes en tête, je me suis sentie membre de la famille du Royal.

En acceptant ce prix, je veux remercier toutes les personnes de « l’équipe Sharon » au Royal et du bureau du gouverneur général qui m’ont donné les outils pour en savoir davantage sur la santé mentale et faire de moi une défenseure de la cause, dans notre pays et dans d’autres parties du monde.

D’un océan à l’autre, j’ai eu le privilège d’être témoin de pratiques novatrices visant à améliorer la santé mentale.  

Quand il est question de dresser un portrait global des préjugés envers les problèmes de santé mentale et de la sensibilisation à ces problèmes, la bonne nouvelle, c’est que nos militaires, la fonction publique et le secteur privé reconnaissent honnêtement que n’importe qui peut tomber malade.

Les préjugés qui surviennent lorsqu’on admet être en dépression ou souffrir d’anxiété diminuent.  

Cependant, un sujet qui est encore tabou est l’idée selon laquelle toutes les personnes ayant une maladie mentale grave pourraient être violentes ou dangereuses. Cette crainte a au moins deux effets négatifs.

D’abord, les gens ont peur d’apprendre à connaître une personne aux prises avec une maladie mentale ou d’admettre qu’il en existe dans leur famille.

Ensuite, les personnes ayant une maladie mentale sont moins susceptibles d’aller chercher de l’aide parce qu’elles ne veulent pas être étiquetées comme potentiellement dangereuses.

Toutefois, la maladie mentale conduit rarement à la violence. Très peu de personnes atteintes d’une maladie mentale grave posent une menace pour les autres. Ce serait l’exception et non la règle.

Ainsi, pour conclure, j’aimerais demander à tous à tous les Canadiens d’apprendre à connaître une personne souffrant d’une grave maladie mentale à l'occasion de notre 150e anniversaire.

Vous pourriez trouver cette personne à votre lieu de culte, au sein de votre équipe sportive ou à l’école, dans un club d’athlétisme ou votre cercle de lecture ou où que vous soyez.

Les personnes ayant une grave maladie mentale ont une famille, des passe-temps, des talents, des imperfections et des passions, comme vous et moi. Apprenons à nous connaître et cette peur nocive et contre-productive disparaîtra.

Merci encore de cette marque de reconnaissance. Je tenterai d’y faire honneur.